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JOURNALISME

L’humiliation constante de l’immigrant qui se ferme face au dénigrement

Les dirigeants de ton pays sont corrompus. On t’envoie de l’aide internationale qu’est ce que tes dirigeants en font? Qu’est ce que tu fais ici,si tu étais riche tu ne serais pas là. C’est toujours la galère là-bas ça n’arrête jamais, vous avez tout le temps besoin d’assistance. Quoi faire, pour éviter d’être confronté à ces rabaissements? Ne pas en donner l’occasion et s’instruire.

L’immigrant est constamment mis en face de la pauvreté de son pays d’origine, ses nombreuses catastrophes, la nullité et la corruption de ses dirigeants. S’il n’est pas fait fort, qu’il n’est pas très bien muni d’une compréhension des causes de la situation de son pays, sa souffrance est amère.

Il fini même par développer un sentiment d’infériorité. Il n’a donc pas le choix de se fermer, en limitant les interactions prolongées avec certains natifs aux caractère hautin, en constante recherche de validation de leur supériorité.

Il est aussi nécessaire de jumeler cette fermeture à un apprentissage d’une réflexion profonde sur les causes de la situation socio-économique de son pays d’origine.

Si ce n’est pas fait, il développe un mal être qui le pousse à glorifier son pays d’accueil sans réserve, tout en dénigrant le sien pour cacher son mal être. C’est la manifestation du sentiment d’infériorité, mais il ne le fait pas que de lui-même.

De toute façon, la manie chez beaucoup de natifs c’est de sans cesse chercher les mots de sa bouche: dis tu es bien ici non, c’est beaucoup mieux par rapport à ton pays, que préfères-tu ici ou là bas? Ce sont évidement des questions de prime à bord presque inoffensives. Ce n’est toutefois pas le cas. Et encore moins lorsque c’est accompagné des remarques sur l’aide humanitaire versée aux dirigeants corrompus de son pays, le misérabilisme qui tend à lui rappeler sans cesse tous les cataclysmes qui se sont abattus sur eux. Ou encore de lui rappeler à quel point il doit être reconnaissant d’être ici sous peine de l’indexer d’ingrat.

Se fermer, se former, prêt à répondre

Attention: ce n’est pas envoyer promener tous les natifs de son entourage. C’est simplement adopter une attitude qui les poussent à réfléchir à deux fois avant de vous choisir pour vous faire ce genre de remarques citées plus haut. En bon créole «Kabrit gade je mèt jaden avan li oze rantre». Définition: «la chèvre regarde les yeux du propriétaire du jardin avant d’oser d’y entrer».

C’est une solution drastrique se «renfermer», mais extrêmement efficace pour les cœurs sensible.Après s’être renfermé pour éviter le plus que possible des agressions psychologiques, quoi répondre.

-Les sommes d’argent d’aide humanitaire sont versés aux ONG occidentaux et européens, donc ces soit-disant dirigeants corrompus ne les gèrent pas.

Autre technique: Les pays occidentaux ou européens annoncent une aide, mais ne mentionnent pas que le montant de l’aide va se traduire par l’achat d’équipements fabriqués par des entreprises de ces mêmes pays donneurs. Résultat: l’argent ne touche pas le portefeuille des citoyens du pays « aidé ».

-Vous n’avez aucun contrôle sur les délires hégémoniques et interventionnistes des pays développés anciens colonisateurs et néocolonialistes qui enfoncent l’assistance humanitaire à la gorge de vos pays d’une manière ou d’une autre.

-Les rapports Nord-Sud, Afrique-Europe, occidental-Afrique restent marqués des entraves du colonialisme et du néocolonialismes qui désorganisent et créent un flux migratoire inévitable des anciens pays colonisés pauvres vers les pays riches.

-Aucun pays n’aime mettre l’accent sur ces moments les plus noirs. Au contraire, tout en s’instruisant sur ceux-ci ils célébreront les périodes charnières de réussite.

-Si votre pays passe par des moments difficiles, que vos dirigeants sont certes aussi corrompus ce n’est pas vous qui l’êtes. Dites vous que vous et votre génération ferez mieux. Et la corruption est présente dans tous les pays. Mais comme dit ce bon vieux proverbe haïtien: «Se sou chen mèg yo wè pis», «C’est sur le chien maigre qu’on voit des puces».

Par Forestal Sterline

Pourquoi je suis devenue journaliste?
Ne pouvant pas s’impliquer en politique trop jeune j’ai choisi le journalisme par ce que je croyais que cela peut faire développer une société dans tous les domaines. En attendant de commencer une carrière politique.
Je m’exprimais très bien en publique, j’aimais beaucoup écrire et tout le monde me disait que j’écrivais très bien. J’ai dû apprendre la concision et diminuer ma stylistique littéraire.
Être journaliste me donnait aussi une longueur d’avance pour acquérir un statut de personnalité publique incontournable pour faire de la politique.
Pour moi une journaliste est une enseignante qui use de sa plume et de sa voix pour enseigner. La différence c’est qu’on est pas dans une salle de classe.

Ensuite je me suis dirigé vers une formation en science politique et administration publique pour être reconnue comme autorité compétente dans ces deux domaines, à part d’avoir la passion de les exercer.

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