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JOURNALISME

Noire antillaise je ne veux pas être identifiée à l’Afrique car j’ai honte

Depuis toute petite vivant en Haïti, j’ai ressenti cette connexion avec le continent africain. Par contre, je n’ai jamais aimé que les gens pensent que je suis africaine. Toujours sur la défensive face la misère que je voyais à la télé, je leur rappelait que j’étais haïtienne, riche, différente, fière et libre depuis plus de 200 ans. Jusqu’à ce que je sache la grandeur cachée du peuple noir réduit à des primitifs, absents du développement de la civilisation humaine.

Dans ce long processus de guérison j’ai découvert un continent africain riche, où l’histoire ne débute pas avec l’esclavage d’un peuple primitif. Que les noirs immigrants dans les pays occidentaux et européens ne sont pas des mendiants. Puisqu’à l’inverse, quand ils vont dans nos pays africains ce sont des investisseurs même à échelle humaine et non qu’en tant qu’entreprise. Je n’ai plus eu honte ni peur d’être associée à mon peuple africain. Et cette sensation d’avoir perdu une partie de moi, de ma culture, de mes origines avait disparue.

Pour un-e adolescent-e en développement, c’est très dur d’affronter le rabaissement constant de son peuple, parce qu’on ne dispose pas encore de l’éducation nécessaire pour rester fier et réfuter toutes sortes de faussetés. C’était dur, je laissais peu l’occasion que cela arrive en attendant de me faire une tête pour savoir comment me défendre.

Maintenant que c’est fait, je ne veux plus que d’autres jeunes attendent aussi longtemps pour connaître leur vrai histoire, leur vrai valeur sur l’échéquier mondial. Cela devrait être basique chez chaque enfant noir. Dès la plus tendre enfance, de connaître des images positives sur soi. Que l’Afrique actuel et les ancêtres sont bien plus que la pauvreté, la misère et le retard de développement. Comment les premiers humains sur terre peuvent-ils être des primitifs? De fait, sont-ils réellement incapables de se gouverner? Comment un continent aussi riche en ressources naturelles soit considéré comme pauvre?

Livre : Syndrome post-traumatique de l’esclave, Comment l’héritage de l’esclavage affecte aujourd’hui les Noirs

https://www.blackstaredition.com/syndrome-post-traumatique-de-lesclave/?fbclid=IwAR1_2sfZy0Mu5XDXaKLfeKZZz-v_L1s0MnjGtK3cNg3rY4SLfN8d8zr3y_k

Par Forestal Sterline

Pourquoi je suis devenue journaliste?
Ne pouvant pas s’impliquer en politique trop jeune j’ai choisi le journalisme par ce que je croyais que cela peut faire développer une société dans tous les domaines. En attendant de commencer une carrière politique.
Je m’exprimais très bien en publique, j’aimais beaucoup écrire et tout le monde me disait que j’écrivais très bien. J’ai dû apprendre la concision et diminuer ma stylistique littéraire.
Être journaliste me donnait aussi une longueur d’avance pour acquérir un statut de personnalité publique incontournable pour faire de la politique.
Pour moi une journaliste est une enseignante qui use de sa plume et de sa voix pour enseigner. La différence c’est qu’on est pas dans une salle de classe.

Ensuite je me suis dirigé vers une formation en science politique et administration publique pour être reconnue comme autorité compétente dans ces deux domaines, à part d’avoir la passion de les exercer.

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